Il est des hommes que la République révèle dans l'épreuve, et Moïse Wembo Omokende est de ceux-là.
Jeune Congolais, pétri de convictions, Assistant politique de Maître Étienne Utshudi Lutula, Directeur Général de la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations - DGRAD -, ce digne fils du pays vient de payer le prix fort de son intransigeance républicaine.
Envoyé en mission officielle de contrôle dans le Haut-Katanga, au cœur des géants miniers COMILU, MIKAS et KAMBOVE MINING, le jeune contrôleur n'a fait que son devoir : exiger que le dû de l'État soit payé, intégralement, légalement, et exclusivement sur le compte du Trésor public, au profit du peuple congolais.
C'est là son seul crime.
Habituées à l'impunité et aux arrangements de couloir, ces sociétés, véritables bastions des antivaleurs, n'ont point digéré la rigueur. Là où l'on attendait des preuves de paiement, l'on n'a trouvé que résistance, dilatoire et manœuvres souterraines. Incapables de brandir le moindre quitus, elles ont choisi l'arme des faibles : la diabolisation.
Et quelle diabolisation ! Un montage grossier, cousu de fil blanc dans un laboratoire haineux, où l'on colle à un texte diffamatoire des images tronquées et un audio manifestement trafiqué par l'intelligence artificielle. Le paradoxe est criant, révélateur de la supercherie : pendant que le texte s'évertue à ternir l'homme, l'audio, lui, le blanchit et le grandit. On y entend, on y entend une voix au contenu imperturbable, déterminé, martelant une seule et même exigence : QUE L'ARGENT DE L'ÉTAT PASSE PAR LA BANQUE, DANS LE COMPTE DU TRÉSOR. Pas dans les poches, pas dans les mains. Dans le Trésor. Quel contraste ?
L'accusation s'effondre d'elle-même.
Comment accuser de détournement celui qui exige le versement bancaire officiel ? Comment salir celui dont la seule obsession est la traçabilité ?
La manœuvre est d'autant plus abjecte qu'elle va jusqu'à citer, pêle-mêle, le Secrétaire Général de l'UDPS, d'autres personnalités, et même le Chef de l'État, dans une tentative désespérée de politiser une simple mission de contrôle administratif. Le Chef de l'État n'a rien à voir dans une mission de recouvrement. C'est la preuve que le dossier est vide.
Posons les vraies questions, celles que le laboratoire a fui :
Moïse Wembo était-il en mission officielle dans le Haut-Katanga ? OUI.
A-t-il procédé au contrôle conformément à la loi et aux assignations de la DGRAD ? OUI.
Les sociétés COMILU, MIKAS et KAMBOVE MINING ont-elles présenté les preuves de paiement des redevances non fiscales ? NON.
Alors, de quoi parle-t-on ? On parle d'une cabale.
On ne débat plus des montants dus, des taxes éludées, des redevances minières qui doivent financer nos écoles et nos hôpitaux. On attaque un individu, parce qu'on est incapable de défendre un bilan.
C'est l'ancien système qui se rebiffe contre la nouvelle rigueur imposée par Maître Étienne Utshudi Lutula à la tête de la DGRAD : tolérance zéro contre le coulage des recettes.
Moïse Wembo est aujourd'hui en droit, et même en devoir, de saisir la justice. La loi sur le numérique en RDC est claire. La fabrication d'images et d'audios par intelligence artificielle à des fins de diffamation est une infraction grave. Que la justice s'en saisisse, et les auteurs de ce complot répondront.
On ne fera pas taire la rigueur par le bruit. On n'éteindra pas la lumière d'un jeune qui a choisi de servir l'État.
Le Trésor public vaincra.
En rappelle, une mission a été effectuée dans la province du Haut Katanga par une délégation venue de Kinshasa auprès de sociétés COMILU, MIKAS et KAMBOVE MINING.
Faustin Nkumbi

Enregistrer un commentaire
Laissez nous votre point de vue sur cet article.